L'Ancien Monde, forum RPG sur l'Epée de Vérité

LE jeu de rôle sur l'Epée de Verité !
 
AccueilAccueil  PortailPortail  CalendrierCalendrier  GalerieGalerie  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Vers le passage du Roi...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7
AuteurMessage
Ellenwen
VIP
VIP
avatar

Féminin Nombre de messages : 1379
Age : 27
Localisation : En train d'attendre que Grmin réponde tiens, andouilles
Date d'inscription : 31/12/2006

MessageSujet: Re: Vers le passage du Roi...   Mer 10 Jan - 22:55

(heureusement que Finwë ne peut pas parler...)

Finwë regarda l'humain. Il lui offrait à manger. Enfin apparement... il ne savait donc pas qu'il chassait lui-même ce qu'il mangeait. Sauf rares exeptions quand il chassait avec sa petite humaine et qu'ils partageaient leur repas. Enfin... il voulait sans doute lui faire plaisir et lui montrer qu'il était bien disposé à son égard. Il s'approcha doucement de la nourriture et la renifla longuement puis, par petites bouches, il avala les entrailles, sachant très bien que son Grmin ne les mangerait pas. Puis il poussa le reste du nez, délicatement, faisant signe à l'homme que c'était à lui de les manger. Quand il commença à partir il gémit doucement. Il ne partait pas dans la bonne direction. Et puis s'il pensait retrouver Ellenwen il se fourrait le doigt dans l'oeil. Telle qu'il la connaissait elle était partit dans les bois chercher un peu d'eau pour se rafraichir. Il trotta donc vers l'humain et prit délicatement son manteau entre les dents et le tira de l'autre côté, sans rien abimer.

Ellenwen de son côté était légèrement sortie du sentier. Elle vadrouilla tranquillement à la lisière de la forêt. Finwë était partit depuis un bon moment. Il devait avoir trouver Grmin. Il ne devait pas être loin. Bah, il serait toujours temps de se retrouver plus tard. Elle était bien seule à écouter tout les bruits familiers de la forêt.

_________________



Y a d'la joie, bonjour bonjour les hirondelles y a d'la joie Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
grmin
Maître du jeu
Maître du jeu
avatar

Masculin Nombre de messages : 1671
Age : 110
Localisation : C'est pas vrai. Depuis que tu es Devin, tu ne postes plus
Date d'inscription : 12/06/2006

MessageSujet: Re: Vers le passage du Roi...   Jeu 11 Jan - 9:17

grmin observa le manège de Finwë
Dis donc, le loup ! Je t'ai vu faire ! Tu croyais que je n'aurais rien remarqué ? Grossière erreur !
J'ai bien vu que tu as mangé le meilleur : le coeur, le foie, les rognons, et tu me laisse le reste : les boyaux et l'estomac. Non, mais, tu me crois né de la dernière pluie ? Tu feras ce coup là a tes louveteaux si tu veux, mais pas à moi.
Je sais ce que tu es en fait. Tu n'es pas un loup, tu es une poule de luxe !
Fiwë était en train de tirer le pan du manteau, comme pour attirer l'humain vers lui
Qu'y a t'il ? Tu veux jouer ?
Non, je ne te lancerai pas le bâton. Ce ne serait pas te rendre service.
Ellenwen fait peut-être ça avec toi mais pas moi. Tu es un loup, pas un chien.
Remarque, on ne pourrait pas l'en blamer non plus. Toute seule au fond de cette caverne, après tout, il faut bien se trouver un peu de distractions. La couture et la dentelle ça a ses limites.
Finwë insistait pourtant
Ah ? Ce n'est pas pour jouer ? Tu veux m'amener à Ellenwen alors ?
Elle a déjà besoin d'aide ?
Elle a peut-être effectivement cassé le talon de sa chaussure alors.
Ou pire, pris ses cheveux dans des ronces ?
Bon, ça va, calme toi, je te suis.

Le loup entraîna grmin à travers les sous-bois. Chemin faisant, il se mit à lui parler
Tu sais, Finwë, ta maîtresse m'intrigue.
Enfin, je dis ta maîtresse mais je sais bien que ce n'en est pas vraiment une, même si ce mot peut avoir plusieurs sens. Disons que c'est une facilité de langage.
Elle m'intrigue parce que, vois tu, à certains moments elle semble dure comme de l'acier, tendue comme un arc, tranchante comme un rasoir, cassante comme du verre, capable de rectifier un quatuor d'un seul regard, sans même les toucher à la manière d'une inquisitrice, alors qu'à d'autres elle ressemble à une petite fille perdue, fragile comme du cristal, le regard dans le vague, complètement paumée, comme un bras incapable de trouver son chemin dans une manche, presqu'infoutue de trouver le col en enfilant un pull-over.
La forêt s'épaissaissait maintenant, s'encombrait de branchages et de ronces qui ne gênaient pas plus le loup que s'ils n'avaient pas été là mais qui obligeaient grmin soit à faire un détour, soit à se frayer un passage à la dague. Ou à la cuillère.
De temps en temps, Finwë se retournait, impatient, la langue sortie mais à peine haletante, et l'oeil pétillant comme pour dire * Alors, tu viens ou quoi ? grouille toi un peu ! Ah, ces humains, quels empotés ! *

Mais, bon, voilà que je parle aux animaux maintenant. Enfin. Celui-ci est loin d'être bête. Je suis sur qu'il comprend tout ce que je dis et à certains moments j'ai l'impression qu'il se mord les babines pour se retenir de me répondre.
Il est évident que s'il reste avec Ellenwen malgré ... enfin ... malgré son caractère, ce n'est pas par pur intérêt égoïste. C'est parce qu'il sait que, malgré tout ce qu'elle pourra en prétendre, elle a basoin de lui.
Ah, j'ai l'impression qu'on arrive.

_________________

Cadeau d'Ellenwen^^
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://lancienmonde.activebb.net
Ellenwen
VIP
VIP
avatar

Féminin Nombre de messages : 1379
Age : 27
Localisation : En train d'attendre que Grmin réponde tiens, andouilles
Date d'inscription : 31/12/2006

MessageSujet: Re: Vers le passage du Roi...   Jeu 11 Jan - 21:02

Finwë regarda l'homme. Il était vraiment sot. Il était à porté de voix d'Ellenwen. D'ailleurs si l'humain avait su sentir correctement il aurait sentit la jeune femme, au moins la très légère odeur de vanille de ce qu'elle mettait parfois dans les cheveux quand elle se les lavait. Elle était juste au dessus d'eux. Enfin il avait l'air d'en parler en bien vu le ton de sa voix. Quoiqu'il était perplexe. Le loup lui jeta un regard amusé. Il n'avait pas fini d'être intrigué avec Ellenwen. Le loup songea qu'il serait peut-être bien le premier à la supporter aussi longtemps. Mis à part la vieille femme dont il ne se souvenait plus le nom. Mais elle était morte. Et Ellenwen n'était pas pareille avec elle qu'avec Grmin. Elle était... plus douce et confiante. Bah. Ces deux là finiraient bien par s'entendre. Avant qu'Ellenwen ne se signale, le loup se faufila dans les buissons et les laissa seul. Il les écouterait de loin.

Ellenwen, en entendant des voix s'était réfugiée dans un arbre. Elle s'était tranquillement assise sur une des plus hautes branches, les jambes se balançant tranquillement dans le vide. Tant que l'on était pas pile sous l'arbre et qu'on ne levait pas la tête en se reversant à demi en arrière on ne la voyait pas. En revanche elle, elle voyait très bien. Et entendait aussi très bien. Elle reconnu la voix de Grmin et bientôt elle pu même comprendre les mots qu'il disait : Elle m'intrigue parce que, vois tu... Elle écouta sans broncher. Puis elle rougit violemment. D'où est-ce qu'il tenait tout cela ? Elle n'était pas deux personnes différentes à ce qu'elle sache. Elle était juste elle-même. Pas grand chose. Mais elle-même tout de même. Elle frissonna. Sans même s'en rendre compte les paroles de Grmin la plongèrent dans l'état qu'il décrivait si bien, d'une petite fille un peu triste. Elle n'arriva pas à se résoudre à descendre pour lui parler. Il serait probablement gêné qu'il ai comprit ses paroles. Et elle ne tenait pas non plus à lui montrer qu'elle les avait entendu. Ses dernières paroles la blessèrent. Elle était invivable. Et elle ferait bien de s'en souvenir. En plus le cristal c'était le mensonge. Et elle ne mentais pas. Enfin pas vraiment. Elle se contentait de se protéger et de ne pas dévoiler ses pensées. C'était tout. Et puis bien sur qu'elle avait besoin de Finwë. Elle ne serait rien sans lui. Rien rien. C'était à lui qu'elle allait se confier quand elle avait du chagrin, lui qui prenait soin d'elle, lui qui la protégeait. Bien sur qu'elle avait besoin de lui. On a toujours besoin de quelqu'un avec soi, quelqu'un en qui l'on ai confiance. Elle avait trouvé cette personne en un loup. Et en Laed qui ne lui avait jamais caché qu'elle n'était pas sa fille, qui la traitait comme telle et la considérait également comme une amie. Il n'y avait jamais eu entre ces relations tendues ou d'autorité qu'elle avait vu dans bien des familles. Repenser à sa mère lui donna envie de pleurer. Elle se redressa sans bruit et grimpa sur une branche plus haute. Celle-ci plia légèrement sous son poids, elle était trop éloignée du tronc. Elle s'en rapprocha et se réinstalla. Ses cheveux s'emmelèrent dans l'écorce. Et elle avait le vertige... Ce qui évidemment lui donna envie de monter encore plus haut. Elle respira profondément et sans bruit pour tenter de se calmer. Elle ferma les yeux.

_________________



Y a d'la joie, bonjour bonjour les hirondelles y a d'la joie Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
grmin
Maître du jeu
Maître du jeu
avatar

Masculin Nombre de messages : 1671
Age : 110
Localisation : C'est pas vrai. Depuis que tu es Devin, tu ne postes plus
Date d'inscription : 12/06/2006

MessageSujet: Re: Vers le passage du Roi...   Jeu 11 Jan - 23:19

* Tiens, mais il est passé où le loup ? *
"- Finwë ?"
* Bizarre, bizarre. Lui qui me pressait de le suivre il n'y a pas si longtemps, il a complètement disparu, à l'improviste.
S'il ne revient pas me chercher, c'est donc que je suis rendu là où il comptait m'amener.
Mais je ne vois pas Ellenwen pourtant. Se cacherait-elle ?
J'espère pas parce que si elle m'a entendu parler à son loup, elle va me prendre pour un vieux cynoque.
Bon en attendant, je fais quoi moi, ici ?
Je ne vais quand même pas l'appeler, elle pourrait croire que je suis à sa recherche. (le suis-je ?)
Ah, si, je sais. *

il s'assied sur la branche basse, épaisse et tortueuse d'un buis centenaire, qui, fléchissant légèrement sous son poids reproduit le mouvement d'une balançoire à ressort.
* Mais c'est qu'on se croirait chez Ellenwen, là ! *
grmin ressort sa pierre de lune, verse dessus une goutte et demi de l'huile de noix d'Ellenwen et reprend son travail d'aiguisage de la cuillère a oeil puis la range, au bout d'un certain temps
* Ca, je pourrai toujours m'en occuper n'importe-où. Puisque Finwë veut que je sois ici, voyons voir plutôt ce que l'endroit a à nous offrir.
Des ronces, mais ce n'est pas la saison des mûres
Des mousses et des fougères, mais de ces variétés là, on en trouve partout.
Du lière, qui tombe des frondaisons comme des lianes
Et cette liane là ? *

C'est juste sur l'Ellenwenier (on dit bien ça de l'arbre sur lequel poussent les Ellenwen ?) mais grmin ne le sait pas
* Je n'en ai jamais vu comme ça par ici.
Qu'est-ce que je dis "par ici". Jamais vu tout court.
Ce n'est pas une plante de Terre d'Ouest, à mon avis.
Je devrais y aller mollo, on ne sait jamais. *

grmin reprit sa cuillère à oeil, et toucha la liane avec.
Aussitôt, une épine crochue en sortit et heurta le métal avec un petit clic sonore. Un goutte de liquide brun sortit de l'épine * un aiguillon, donc, en fait * et aussitôt l'acier se mit à produire une sorte de mousse de petites bulles.

* Oh oh ... *
grmin plongea aussitôt sa cuillère dans l'humus et l'y frotta plusieurs fois, pour bien en enlever les traces de ce produit inconnu.
* C'était moins une. Un peu plus et c'était ma main. Et je suis certain qu'en plus d'être corrosif, ce produit est un grâve poison.
y'a pas à tortiller, cette plante est maligne, il faut l'éradiquer. C'est certainement ce que Finwë voulait me faire voir ici. J'espère qu'elles ne pullulent pas par ici. Si Ellenwen tombe là dessus, tout fière et débrouillarde qu'elle est, je ne donne pas cher de sa peau *

* Bon, il faut que je trouve un moyen de trancher ou arracher cette liane sans me rendre vulnérable. Je ne peux pas l'attaquer à la hache, son manche est trop court et je devrais trop m'approcher de la plante.
La scie ? Pareil. Quoique ...
Ah, si ! Ce buis qui me servait de balancelle devrait faire l'affaire *

grmin démonta sa scie, utilisa un bâton pour écarter délicatement la liane du tronc sans provoquer de réaction aggressive de sa part et arriva à intercaler la lame de sa scie dans l'interstice.
Il attacha ensuite chaque extrémité de la lame à un brin de corde fin mais solide et positionna la lame de manière à ce que ses dents soient au contact de la liane. Puis, aussi délicatement qu'il l'avait écartée, il relacha la liane qui, au lieu de se remettre au contact du tronc, se trouva plaquée contre le tranchant de la lame.
Il revint ensuite au buis, choisit une branche horizontale, robuste et élastique et entreprit de la faire reculer autant qu'il le pouvait.

* Si ça lache, je suis mal *
Une fois la branche de buis tendue, il la cala avec le bâton qui lui avait servi tout à l'heure et rattacha les brins partant de la scie à la branche élastique bandée.
Il fit ensuite sauter le bâton qui retenait le buis et, pfuit, la branche se détendit, entraîna la corde qui emmena la lame de scie, qui trancha la liane.

* Et voilà !
Voyons voir, avec précaution quand même ? *

il toucha la partie inférieure de la liane, celle qui était en contact avec le sol, mais elle semblait comme morte.
La partie pendante, par contre, frétillait, comme secouée de spasmes d'agonie

* Beark ! J'ai pas intérêt à la toucher, celle-là. *
à l'aide du baton qu'il avait déjà utilisé deux fois, auquel il en adjoignit un semblable, grmin se confectionna une sorte de pince dans laquelle il coinça la liane
* Heureusement qu'elle a perdu presque toute sa vivacité, parce que je dois m'approcher quand même. Mais il ne faut pas la laisser sur l'arbre, elle serait capable d'y puiser assez de sève pour reprendre vie. Je dois l'arracher. *
La liane solidement prise en tenaille entre les deux bouts de bois, grmin la tira vers le bas. Comme elle résistait, il tira encore. Plus fort.
"- C'est qu'elle s'est bien incrustée, la garce !"
Afin de voir ce qui bloquait, il leva les yeux. C'est alors qu'il apperçu une tache blonde dans les frondaisons
* Blond. Comme la mer ... *
* Blond ? J'ai jamais vu la mer *
* Blond ! *
"- Ellenwen ! C'est vous ? Mais qu'est-ce que vous faîtes là haut ? Ca va ? Comment vous avez pu monter sans vous faire piquer ? Il ne faut pas rester là ! Venez ! Mais, ça va au moins ?"
* Purée ! Je sais bien maintenant pourquoi Finwë est venue me chercher. Mais comment a t'elle pu se mettre dans un danger pareil ? *
puis, ne résistant pas au plaisir de la taquiner quand même,
"- Un lapin vous a fait peur et vous êtez venu vous réfugier ici ou bien vous aimez tellement être mouillée que vous avez voulu vous rapprocher des nuages ? Il fait beau, la haut ?
Vous saurez descendre toute seule, j'espère ? Ne bougez surtout pas tout de suite, répondez-moi avant. Il y a du danger."

_________________

Cadeau d'Ellenwen^^
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://lancienmonde.activebb.net
Ellenwen
VIP
VIP
avatar

Féminin Nombre de messages : 1379
Age : 27
Localisation : En train d'attendre que Grmin réponde tiens, andouilles
Date d'inscription : 31/12/2006

MessageSujet: Re: Vers le passage du Roi...   Ven 12 Jan - 21:09

Ellenwen regarda Grmin l'attendre. Enfin probablement l'attendre. C'était amusant. Ce qui le fit le plus rire ce fut quand il s'assit sur une branche, juste sous elle. Franchement... bon il allait peut-être falloir qu'elle se manifeste. Ce n'était pas très gentil de sa part de le faire attendre ainsi. Puis quand elle le vit s'approcher de la liane elle sursauta.Mais il allait se faire tuer cet andouille ! Elle faillit descendre, au risque de se casser la figure. Mais elle se ravisa et resta confortablement assise quand elle vit qu'il ne faisait pas de bêtises et qu'il s'amusait gentillement à la couper. Il s'y prenait comme un grand. En plus vu d'en haut c'était plutôt drôle. On aurait dit une sorte de grosse fourmi qui s'agitait dans tous les sens. Elle se cala confortablement contre le tronc. La liane n'était pas montée jusqu'à là haut et elle avait bien pris soin de se tenir le plus loin possible d'elle. Elle remonta ses pieds sur la branche et passa ses bras autour de ses genoux. Quand il eut finit il tira sur la liane grâce à des sortes de pincettes. Ce qui fit plié l'arbre. Et ce qui déséquilibra Ellenwen qui se retint in extremis au sol. Il leva la tête vers elle. Il eut l'air un instant d'avoir peur pour elle. Ce qui lui fit bizarre. Mais bien vite il la regarda avec un sourire et la taquina. Elle répondit, souriant elle aussi.

-Vous n'y êtes pas du tout. Je cherche à me mettre dans la peau d'un écureuil. Vous devriez essayer. C'est très relaxant. Les personnes vous apparaissent comme de vulgaires petites fourmis qui s'agitent vainement. Il fait très beau. Les nuages partent dans la direction opposée à la nôtre. Je vous aurais bien dit que j'avais le vertige et qu'il fallait absolument que vous m'aidiez à descendre. Mais bon jouons notre rôle d'écureuil jusqu'au bout...

Elle se leva doucement. Ses cheveux étaient emmelés dans l'écorce. Elle marmonna un aïe étouffé et continua de se relever. Cet arbre garderait un petit souvenir d'elle sous forme de cheveux prisonniers. Elle sourit. Puis elle redescendit, relativement rapidement. Arrivée à mi chemin elle aperçu la liane. Celle-ci s'enroulait au tour du tronc comme si elle voulait l'étouffer. Elle frissonna à cette image un peu sinistre. Elle acheva sa descente en se tenant loin du tronc et de la liane. Puis elle atterrit devant Grmin en sautant de la branche la plus basse. Elle n'avait pas sauté de bien haut aussi sa robe ne vola pas, Grmin ne pourrait lui faire aucune remarque. Elle s'éppousseta, plus par habitude que pas réelle nécessité. Elle ne savait pas vraiment quoi dire d'autre. Elle ne pouvait pas lui dire qu'elle l'avait entendu parler à Finwë et ne pouvait pas lui dire qu'elle l'attendait plus ou moins quand il était arrivé.

_________________



Y a d'la joie, bonjour bonjour les hirondelles y a d'la joie Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
grmin
Maître du jeu
Maître du jeu
avatar

Masculin Nombre de messages : 1671
Age : 110
Localisation : C'est pas vrai. Depuis que tu es Devin, tu ne postes plus
Date d'inscription : 12/06/2006

MessageSujet: Re: Vers le passage du Roi...   Ven 12 Jan - 21:41

Si vous aviez sauté de plus haut, votre robe aurait pu voler
hrpg : et vlan, ça c'est pour la remarque Wink
Comment pouvait-on être stupide au point d'errer ainsi accoutrée dans les profondeurs de la foret de Ven ? (page 21)
Vous savez, pour courir les bois, un pantalon peut être pratique ...
Quand à l'écureuil, je crois que vous avez encore une leçon à apprendre : il descend la tête la première. Le jour ou vous déciderez d'essayer, en robe, prévenez moi, j'organiserai un banquet avec tous mes clients au pied de l'arbre sur lequel vous aurez choisi d'exercer vos talents.
Un écureuil ! Moi qui croyais heurter votre respect avec le lapin j'étais finalement loin du compte. Il n'y a guère de créature plus sotte dans une forêt. Son cerveau de noix ne lui permet même pas de se remémorer tous les endroits où il a planqué ses noisettes. Je crois qu'il n'y a guère que le poisson rouge pour avoir moins de mémoire dans le règne animal.
* Se relaxer ! Je rêve ! Elle a des tueurs aux trousses et elle ne pense qu'à se relaxer ! Ma parole, elle a fumé de la liane ou quoi ? *
La peau d'un écureuil, à la rigueur. Mais tout une famille alors. Pour en faire une toque. Je vous laisse imaginer la quantité qu'il faudrait pour vous en faire une robe. De quoi écumer toute la contrée d'ici aux havres du sud.

Sur ce, ce n'est pas que je veuille vous presser mais la journée est déjà bien avancée et il faudrait s'occuper de trouver un endroit pour établir le campement avant que la nuit ne tombe.
Finwë me semble plus sage que vous d'ailleurs dans la mesure où je le crois déjà parti dans cette perspective.

* Justement, où est-ce qu'il est passé, lui ? J'étais en train de lui parler lorsque ...
Oh ! Le fourbe !
Il m'a fait parler pendant qu'il m'emmenait sous l'Ellenwenier !
Si ça se trouve, elle a tout entendu !
Mais non. Ce n'est pas possible. Si elle avait entendu quelque chose de ce que j'ai dit sur elle, telle que je la connais, elle n'aurait pas pu se retenir de me le renvoyer dans les dents.
Mais quand même ... *

"- Mais, dites moi, cette liane tueuse n'a pas l'air de vous effrayer outre mesure. Vous avez déjà eu affaire à ses congénères peut-être ?"
* Et bien moi, si je peux éviter de commercer à nouveau avec cette engeance, je ne m'en priverai pas. Si je n'avais pas eu ma cuillère, j'étais fait comme un rat.
Mine de rien, ça fait déjà deux fois que ma "cuillère à oeil" me sauve la vie : il faut que je lui trouve un nom.
Vu les circonstances, cela ne peut être que "Espoir".

_________________

Cadeau d'Ellenwen^^
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://lancienmonde.activebb.net
Ellenwen
VIP
VIP
avatar

Féminin Nombre de messages : 1379
Age : 27
Localisation : En train d'attendre que Grmin réponde tiens, andouilles
Date d'inscription : 31/12/2006

MessageSujet: Re: Vers le passage du Roi...   Sam 13 Jan - 14:49

Ellenwen resta un instant bouche bée devant les répliques de Grmin. Et elle éclata de rire joyeusement. Elle imaginait bien le spectacle qu'elle pourrait donner en descendant tête en bas. Elle ne s'offusqua même pas de sa proposition de profiter, lui et ses clients, du spectacle.

-Oui mais justement j'avais tout calculé pour qu'elle ne vole pas plus que ce que la décence permettait. Vous avez du entrevoir mes chevilles. L'honneur est sauf.
Oui mais non. Voyez vous un pantalon me rabaisserait légèrement vers le niveau d'homme. Et vu la connerie de ces derniers je préfère tout de même rester femme. En plus une robe est tout aussi pratique qu'un pantalon, à condition d'avoir l'habitude et de ne pas tomber sur un compagnon de route critiqueur qui vous fera toutes les remarques possible. Mais bon pour ça on a de la chance ou on en a pas.
Et vous devriez apprendre à écouter, j'ai dit que je cherchais à me mettre dans la peau d'un écureuil. Pas que j'avais réussit. Il me manque encore beaucoup de pratique. Mais soyez sur que le jour ou je tenterais la descente la tête en bas en robe je vous enverrais à vos et à vos clients une petite invitation pour le spectacle. Et sachez que je suis tout de même écureuil dans l'âme. On en peut pas faire plus écureuil que moi. Tête en l'air comme ce n'est pas permit. Mais bon arrêtez de dire des bêtises. Rappelez vous que nous avons des tueurs aux trousses, ce n'est guère le moment de plaisanter.


*Là s'il me tue pas sur place j'aurais beaucoup de chance.*


Pour le campement il me semble qu'il y a un pin compagnon pas loin. Enfin pas loin... tout est relatif quoi... je doute que Finwë se soit occupé de trouver un abri pour la nuit. Je pense plutôt qu'il a choisit d'observer à distance comment nous nous retrouverions. Et je n'ai jamais prétendu avoir de la sagesse. Mais vous n'êtes pas mieux.
Cette liane est dangereuse. C'est tout ce que je sais d'elle. J'ai soigné un homme qui avait été infecté par elle. J'ai mis longtemps à trouver ce qui marchait. Je crois que cette plante vient des terres du milieu. Mais je n'en suis pas sûre. Je ne l'avais jamais rencontré là-bas. Ici on la trouve surtout prêt de la frontière.

_________________



Y a d'la joie, bonjour bonjour les hirondelles y a d'la joie Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
grmin
Maître du jeu
Maître du jeu
avatar

Masculin Nombre de messages : 1671
Age : 110
Localisation : C'est pas vrai. Depuis que tu es Devin, tu ne postes plus
Date d'inscription : 12/06/2006

MessageSujet: Re: Vers le passage du Roi...   Sam 13 Jan - 16:11

grmin éclata d'un rire sincère et joyeux, comme s'il n'avait jamais rien entendu d'aussi franchement drôle
Bizarrement, je ne me sens pas touché sur vos remarques sur les hommes. Car je suis un ours, n'aviez vous pas remarqué ? Je crois, finalement, arriver d'avantage à me mettre dans la peau de mon modèle que vous du votre.

Fabriquez-vous un tambourin, donnez-moi un gros ballon, mettez-moi un chapeau à grelots et vous pourrez certainement vous faire quelque argent en m'exhibant sur une quelconque place de village.

Je ne m'attarderai pas outre mesure sur la sensualité de la cheville féminine ...


En effet, je dois me permettre de vous reprendre sur deux ou trois points que vous venez d'énoncer :
Il faut toujours que vous ayez une explication à tout n'est-ce pas ? Vous savez tout mais vous ne savez rien.
C'est évident.
Nous sommes près de la frontière.
La frontière est maléfique.
Cette plante est maléfique.
Cette plante EST la frontière.
Ou, tout du moins, elle participe à sa constitution. La frontière n'est visiblement pas naturelle. Elle a été placée là pour isoler Terres d'Ouest des Contrées. Et quiconque n'a pas la motivation nécessaire ne verrait aucun intérêt à s'en approcher d'avantage si ses abords sont tellement inhospitaliers qu'ils sont infestés de végétaux aussi :puker: charmants.
Je suis certain qu'une fois que nous serons rendus dans les contrées du milieu, nous n'entendrons plus parler de cette liane tueuse aussitôt que nous aurons mis quelques kilomètres entre la frontière et nous.

Quand à l'épée de damoclès sur nos têtes, certes, vous avez raison. Cependant si, comme nous le supposons, ces assassins viennent bien d'outre-frontière, c'est nous qui, techniquement, sommes à leur poursuite. Et je ne tiens finalement pas à aller trop vite si cela doit nous amener à les rattraper au niveau du passage de la frontière affraid je ne crois pas qu'il soit nécessaire de vous faire un dessin. Un seul danger à la fois sera bien suffisant, n'approuvez vous pas ?

Like a Star @ heavenLike a Star @ heavenLike a Star @ heaven

Je suis un peu échaudé par les pins compagnons depuis l'autre nuit, si vous voyez ce que je veux dire. Verriez-vous un inconvénient à ce que nous nous contentions d'une clairière ou d'un abri entre les rochers, voire d'une grotte ou autre excavation naturelle si nous en trouvons une. Je n'aurai pas toujours la chance d'avoir mon espoir à porté de la main.
Et puis, cessez de prêter à Finwë des sentiments que vous pourriez vous même avoir. Je ne le crois pas, lui, du genre observer les autres à distance, se gaussant de leurs mésaventures. C'est un animal. Un loup. Et un male en plus. (serait-il humain qu'il serait donc un homme). Irendus faut bien qu'il y en ait un de sage, dans l'équipe. A vous entendre, ce ne peut être ni vous, ni moi. Donc si Finwë se sent un tant soit peu responsable envers vous, je suis certain qu'il aura pris les précautions qui s'imposent pour ce qui est de trouver un endroit pour passer la nuit.
Oh, il est plein de tact. Aussi si nous trouvons quelque chose par nous même, il gardera sa découverte par devers lui et n'en dira rien. Mais sollicitez-le un tout petit peu, faites lui, (au moins à lui) confiance, et je suis sur qu'il vous conduira à un endroit tout à fait adéquat pour notre halte vespérale.

_________________

Cadeau d'Ellenwen^^


Dernière édition par le Sam 13 Jan - 17:30, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://lancienmonde.activebb.net
Ellenwen
VIP
VIP
avatar

Féminin Nombre de messages : 1379
Age : 27
Localisation : En train d'attendre que Grmin réponde tiens, andouilles
Date d'inscription : 31/12/2006

MessageSujet: Re: Vers le passage du Roi...   Sam 13 Jan - 17:14

Ellenwen éclata de rire. En quelques secondes elle eut un tableau saisissant dans la tête. Celui de l'aubergiste revêtu d'un épais manteau de fourrure, un gros collier passé autour du cou, un chaine accroché à un anneau fixé au collier le retenant prisonnier. Il s'amusait à "danser" plutôt mal et vulgairement au son d'une flûte. Elle rétorqua malicieuse tout en feignant de le regarder de la tête au pieds.

-Et bien vous me donnez des idées pour notre prochaine halte dans un village... En vous forçant un peu je suis sure que vous pourriez même retrouver la brutalité des premiers hommes qui conviendrait tout à fait à votre caractère d'ours. Et je suis d'accord dans l'art de s'intégrer dans la peau d'un animal vous êtes bien plus doué que moi. A croire que vous avez un ours dans votre lignée proche. Des gènes d'ours...

Et à la première remarque que vous ferez sur mes chevilles je vous jure que je me souviendrais que vous êtes un ours et moi une chasseuse humaine... et vous finirez en ragout dans le repas du soir.


Elle claqua de la langue quand il parla de la liane. Bien sur qu'elle ne savait pas tout, il n'y avait pas écrit miss encyclopédie sur son front. Ce qu'elle lui fit immédiatement remarquer.


-Hé ! Je ne suis pas une encyclopédie sur pattes et douée d'un minimum de raison. Je n'ai pas une explication à tout et je sais somme toute fort peu de choses. Simplement j'essaie d'expliquer les choses avec mes connaissances. Je ne sais pas d'où vient cette plante. Lorsque j'ai traversé la frontière je n'en ai pas vu de semblable. Enfin du moins pas sans être arrivée tout près de la frontière et encore beaucoup moins qu'il n'y en a maintenant. Et comme la frontière s'affaiblit je me demande si elle ne vient pas de l'autre côté. Même si cette explication ne tient pas la route je vous l'accorde parce que je n'ai pas vu cette plante non plus de l'autre côté. Et je ne suis pas d'accord avec vous, la frontière n'est pas maléfique. Pas en elle-même. C'est juste une frontière donc comme sa fonction l'indique elle est là pour empêcher les gens de passer d'un côté à l'autre tout simplement. A l'origine elle a été créée grâce à la magie il me semble.
J'approuve, j'approuve. Mais je ne crois pas que les quatuors passent par ce passage. Enfin... disons qu'ils étaient tout de même loin de la frontière et loin du passage quand ils nous ont trouvé. Je ne pense pas que l'Inquisitrice soit passée vers chez nous en faisant un si gros détour... enfin je sais pas... vous avez raison, on a tout notre temps. Enfin façon de parler.


Elle rougit de la tête aux pieds en entendant sa première phrase sur les pins compagnons : Je suis un peu échaudé par les pins compagnons depuis l'autre nuit, si vous voyez ce que je veux dire. Il fallait vraiment qu'il lui rappelle cela ? Enfin quoi ce n'était quand même pas sa faute. Et puis... et puis voilà quoi ! Elle répondit néanmoins.


-Je n'y voit aucune objection. Je me moque de l'endroit ou je dors tant que je peux dormir en sécurité et confortablement. Par contre il va nous falloir chercher. Je veux relativement peu dans cet endroit de la forêt surtout depuis l'apparition de ces lianes et des sortes de loups qui s'aventurent de plus en plus loin de la frontière. Normalement ils sont sensés la garder mais ils viennent de plus en plus loin dans les terres. Alors je viens peu ici. Et quand j'y viens je fais plus attention aux pins compagnons, aux ruisseaux, aux arbres fruitiers... qu'à des clairières et des abris rocheux. A moins bien sur de n'avoir repérer rien d'autre dans un voisinage proche. Mais comme je connais un pin compagnon je vous avoue n'avoir pas très bien retenu un autre endroit où passer la nuit.
Votre espoir ? Qu'appelez vous ainsi ?
Je ne prête pas à Finwë des sentiments que je pourrais avoir, je pense traduire ce qu'il a fait. Ce n'est peut-être qu'un animal comme vous dites mais comme vous l'avez dit aussi parfois les animaux ne sont que des sortes d'être humains privés de paroles. Je n'ai jamais dit qu'il se gaussait de nos mésanventures. Il sait que je ne suis pas très à l'aise avec mes semblables et que d'habitude je me fie à lui pour savoir comment réagir face à un humain, pour me rassurer par sa présence. Et je crois qu'il a voulu pour une fois que je me débrouille seule. En clair il me laisse me démerder face à vous, pour être franche. N'y voyez rien d'insultant. Au fond,
elle sourit légèrement car elle allait reprendre à peu près les paroles de Grmin, je ne suis qu'une petite fille timide et solitaire. Et me retrouver en compagnie de quelqu'un est dérangeant. Enfin. Bref. On se moque de tout cela. Mais sachez tout de même que je fais énormément confiance à Finwë et que bien souvent je m'en remet totalement à lui. Vous ne savez pas tout nous concernant.

Elle ne lui faisait aucun reproche. Il ne savait rien des liens qui l'unissait elle et Finwë. Elle avait conscience néanmoins qu'il était normal qu'il soit "déconcerté" et qu'il ne comprenne pas tout. Entre le loup et la jeune fille s'était noué des liens d'amitié peu différant de ceux que l'on trouvait entre deux personnes humaines. Elle avait vraiment besoin de lui et était totalement perdue sans sa présence. Il était son soutient. En contrepartie il aimait beaucoup la jeune fille avec qui il jouait et avait choisit de vivre. Il la protégeait, il l'aidait, elle le soignait, jouait avec lui... Elle décida de finir de parler sur une note plus joyeuse, espiègle.


-C'est un mâle, peut-être, mais il n'est pas humain. Ce qui le place bien au dessus des mâles humains. Il ne lui manque plus que la parole et il serait à notre niveau de nous, les femmes -moi presque exeptée.

_________________



Y a d'la joie, bonjour bonjour les hirondelles y a d'la joie Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
grmin
Maître du jeu
Maître du jeu
avatar

Masculin Nombre de messages : 1671
Age : 110
Localisation : C'est pas vrai. Depuis que tu es Devin, tu ne postes plus
Date d'inscription : 12/06/2006

MessageSujet: Re: Vers le passage du Roi...   Sam 13 Jan - 21:10

chemin faisant, grmin répondit à la longue tirade d'Ellenwen
Qu'est-ce qui vous fait dire que les hommes premiers étaient différent de maintenant ? Le quatuor n'était-il pas assez brutal pour vous ?
Quand à votre proposition de m'assaisonner, de me passer à la casserole, je ne vous connaitrais pas déjà un peu que je prendrais ça pour une proposition Suspect malhonête. Méfiez-vous cependant. L'ours est un féroce carnivore et je suis certain que l'on compte plus de jeunes filles boulottées par cet animal qu'il n'a jamais été servi d'ours à la bière. Aussi, prenez garde, avant de parler, de n'énoncer de promesse que vous ne pourriez pas tenir.

Et sachez que je ne suis pas de votre avis quand à l'aspect maléfique ou neutre de la frontière. A moins de considérer comme bienveillantes des créatures venues de l'autre monde. Ce qui en dirait long sur vous, évidemmment. Je vous remercie d'avoir eu cette indiscrétion, je vais me méfier à présent.
Je veux bien de ce pin compagnon puisque vous assurez qu'il n'y a rien d'autre dans le secteur et que vous certifiez que Finwë ne nous guidera pas vers un autre gite. Mais s'il nous arrive quoi que ce soit, je saurai alors le vrai sens du mot habitude : autant je vous ai blamé de culpabiliser à tord à la suite de notre précédente mésaventure, autant je pourrai là être porté à penser que les ennuis n'arrivent que si l'on les cherche.

De toutes façons, grmin sortit sa cuillère à oeil, je dormirai tranquille si je ne perds pas espoir. Elle m'a déjà sauvé la vie deux fois et vous connaissez peut-être ce dicton : " le mal engendre toujours trois enfants " : soyons vigilants, donc.

Je suis satisfait de voir que vous ne niez pas avoir les sentiments que j'ai prêté à Finwë tout à l'heure. Si j'ai bien compris, ce n'est donc pas lui qui se gaussait de moi : c'était vous. Ecureuil, mon oeil ! Vous vous êtes arrangée pour m'espionner du haut de votre perchoir et m'entendre dire à Finwë des mots qui n'étaient pas destinés à votre oreille. Je suis certain que vous m'avez entendu maintenant que vous reprenez mes propos presque mot à mot. Vivre à l'écart du monde et vous méfier de vos contemporains ne vous donne pas pour autant le droit d'usurper la confiance que vous porte le premier benêt venu. S'il doit en être ainsi, je m'acquiterai de mon devoir en veillant sur notre sécurité respective mais, en dehors de celà, je serai une vraie huitre. Mais, bon, ce genre de comportement ne m'étonne pas de la part de quelqu'un qui a une échelle de valeurs telle que la votre, plaçant les femmes au dessus des hommes et soi-même au dessus des autres femmes.
Il est sur et certain que le fait de vivre en ermite à l'écart du monde donne toute l'expérience des relations humaines qu'il est nécessaire pour arriver à un niveau de philosophie tellement élevé qu'il est innaccessible au commun des honnêtes commerçants.

grmin était vraiment profondément blessé par le comportement de la jeune fille. Si elle n'avait pas confiance, pourquoi donc l'avait-elle poussé à l'accompagner ? Tout semblait se passer comme si elle venait de découvrir un nouveau jouet et l'examinait sous toutes les coutures afin de savoir comment s'en servir.
Quelques années plus tôt, grmin aurait tourné les talons et l'aurait plaqué là sans autre forme de procès. Pour cette fois, il décida simplement de laisser passer la vague de l'humiliation comme des gouttes sur le plumage d'un canard et de ne surtout pas rentrer dans le jeu de sa compagne. Pour autant qu'il pouvait discerner le vrai du faux dans ce qu'elle lui avait laissé entendre, ils avaient une tache importante à accomplir. A côté de celà, le fait qu'elle soit ou non une personne fiable n'avait tout compte fait que peu d'importance. L'important, c'était de se concentrer sur leur mission, que ce soit de bon ou de mauvais gré. Cela imposerait de faire de nombreuses concessions, voire des sacrifices, de prendre sur soi plutôt que d'extérioriser, mais il est des intérêts supérieurs qui imposent de voir au delà de sa petite personne.


* douée d'un minimum de raison ! D'une raison minimale veut-elle dire ! *

_________________

Cadeau d'Ellenwen^^
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://lancienmonde.activebb.net
Ellenwen
VIP
VIP
avatar

Féminin Nombre de messages : 1379
Age : 27
Localisation : En train d'attendre que Grmin réponde tiens, andouilles
Date d'inscription : 31/12/2006

MessageSujet: Re: Vers le passage du Roi...   Sam 13 Jan - 22:25

Ellenwen en resta si choquée qu'elle s'arrêta net, la bouche entrouverte pour le regarder avec des yeux ronds. Elle tenta de parler et ne parvint qu'à bégayer quelque chose de confus. Elle n'aurait jamais pensé qu'il la prendrait au sérieux. Il devait la prendre pour une chose affreuse et immonde s'il croyait qu'elle pensait vraiment ce qu'elle disait. Elle ne savait plus quoi dire. Ses lèvres tremblaient légèrement. Elle n'avait jamais voulu l'espionner, ni surprendre ses paroles. Elle était dans l'arbre parce qu'elle avait cru à un danger. Et puis elle ne jouait pas avec lui elle était réellement heureuse de sa présence et apprenait petit à petit à lui faire confiance et à l'apprécier. Elle fit non de la tête comme pour nier tout ce qu'il venait de dire. Puis elle parvint à balbutier.

-Ce n'est pas vrai !

Elle secoua la tête de plus en plus vite comme pour se protéger et rejeter toutes les accusations qu'on lui lançait. Une larme roula sur sa joue. Elle répéta la phrase qu'elle venait de dire. Puis elle se lança dans une explication désordonnée, incompréhensible mais tout à fait sincère. Elle voulait garder un peu de la confiance qu'on lui avait donné, pour la première fois et ne voulait pas perdre le respect qu'ils se portaient pour l'instant mutuellement. Elle parlait rapidement mais sans aucune nuance de supplique dans la voix. Elle avait juste l'air lasse et découragée ainsi que triste.


-Ce n'est pas vrai ! Je ne me moque pas de vous ! J'ai entendu c'est vrai mais je voulais pas ! Je m'étais réfugiée dans l'arbre en entendant des voix, croyant à du danger. Et quand j'ai reconnu votre voix j'ai voulu descendre pour venir vers vous mais quand j'ai entendu... je me suis dit que vous seriez trop gênée. Et puis j'étais gênée. Mais je voulais pas vous espionner ! Je n'abuse pas de votre confiance. Je ne savais même pas que vous en aviez pour moi. Mais... non... s'il vous plait, croyez moi. Ce n'est pas vrai. Je n'ai surement pas tout entendu. Et puis je plaisantais pour les hommes et les femmes. Je n'ai jamais pensé que les femmes étaient supérieur aux hommes. Je faisais cela pour vous embêter. Mais non, non, je ne le pensais pas du tout. Ca serait stupide. Et même si je vis en ermite et bien je ne suis tout de même pas sotte. Je ne vois pas pourquoi la femme serait supérieur à l'homme. Et vous n'êtes pas un benêt. Et je ne veux pas que vous veillez sur ma sécurité. Pas par devoir. Je sais me défendre. Et si je dois mourir ben tant pis. Et je n'ai pas repeter mot à mot. Mais vous aviez raison. Enfin oui mais non. Et puis voilà quoi ! Et puis si vous devez interprêter sans fin mes propos sur les ours les jeunes filles ou je ne sais quoi et ben on est mal parti. Je ne voulais pas vous faire de propositions mal honnête. C'est vous qui disez, enfin qui dites que des bêtises ! Et je n'ai jamais dit que Finwë ne nous trouverais pas d'abri, je n'ai pas dit non plus qu'il n'y avait rien d'autre qu'un pin parasol mais que je ne me souvenais de rien d'autre. Je vous ai dit que je ne suis pas venue ici depuis longtemps et que je n'ai pas fait attention aux abris autres qu'un pin parasol puisque j'en avais trouvé un. Et puis je ne considère pas la frontière comme bienveillante. Je disais juste qu'il est normal qu'elle soit décourageante. Une frontière est faite pour empêcher les autres de passer pas pour leur donner envie d'aller en vacances. Et puis je ne m'amuse pas à jouer avec vous comme avec un simple pantin ainsi que vous semblez le penser. Et j'ai été franche avec vous jusqu'à maintenant. Et voilà.

Son visage prit une expression farouche et butée. Elle se mordit les lèvres et compléta sa phrase.


-Et sachez que vous aviez ma confiance. Prenez moi pour une sotte, une demeurée ou ce que vous voulez mais pas pour.. ça !


*Ce qui était tellement rare que vous étiez la seule personne à l'avoir.*
Puis elle se remit à avancer sans attendre d'un pas rapide. Son pas habituel. Puisqu'apparement il la considérait avec méfiance et soupçons autant qu'elle ne parle plus. Ca éviterait les quiproquo. Elle aperçu l'ombre de Finwë dans un fourré qui semblait les attendre. Toujours sans rien dire et sans se retourner elle fit signe à Grmin et suivit son loup. Il les mena jusqu'à une vaste clairière au fond de laquelle s'ouvrait la gueule d'une grotte.

_________________



Y a d'la joie, bonjour bonjour les hirondelles y a d'la joie Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
grmin
Maître du jeu
Maître du jeu
avatar

Masculin Nombre de messages : 1671
Age : 110
Localisation : C'est pas vrai. Depuis que tu es Devin, tu ne postes plus
Date d'inscription : 12/06/2006

MessageSujet: Re: Vers le passage du Roi...   Dim 14 Jan - 2:04

grmin resta bouche bée devant la sortie d'Ellenwen.. Mais il la referma bien vite et suivit sans dire un mot.
* Ainsi, tout pouvait se résumer à ceci : oui mais non.
Et bien, avec ça, on va loin !
C'est sur que pour quelqu'un qui, comme moi, a été élevé au "fais ce que tu dis, dis ce que tu fais", la dragée est un peu dure à avaler.
Est-ce que c'est sa trop grande solitude qui lui tape sur le système ou le fait d'être trop souvent descendue des arbres à la manière d'un écureuil, la tête la première ? Parce que si j'ai bien compris, chaque fois qu'elle ouvre la bouche, il faut comprendre le contraire de ce qu'on entend.
Sauf les fois ou c'est pas comme ça parce que ce serait trop simple et que c'est l'inverse. A moins que ce ne soit le contraire.
Ben voyons.
C'est sûr qu'il y a un avantage a vivre seule dans les bois, finalement. C'est qu'il n'y a là personne pour vous mettre de fessée cul nu, même quand elles sont méritées. *

Chemin faisant, grmin ne parla pas d'avantage
* Brave Finwë ! Je savais bien qu'il avait déniché quelque chose ! Je crois que c'est à lui que je devrais m'adresser maintenant. Un loup au moins, quand il montre les crocs, c'est bien pour dire Tu me touches ? J'te bouffe ! Pas de Oui mais non la dedans. *
Tout en ramassant du bois pour le feu, grmin resassa cette histoire
* Ce n'est pas qu'elle ait un mauvais fond, la bougresse ...
Mais il faudrait qu'elle apprenne à appeler un chat un chat et dire les choses telles qu'elles sont au lieu de se braquer et de partir dans n'importe quel délire au prétexte qu'elle a enfin quelqu'un à qui parler. *

Puis il mit à cuire à la broche les lapins qu'il avait capturé au collet
* Tous comptes faits, elle avait l'air autant remuée que moi une fois qu'elle s'est rendue compte des horreurs qu'elle avait dites *
Ils mangèrent en silence. Une fois le repas terminé, grmin nettoya ses couverts avec du sable afin d'économiser l'eau. Il s'adossa ensuite à une souche, les pieds en direction du feu mourrant, sortit sa "cuillère à oeil", sa pierre de lune, le flacon d'huile de noix d'Ellenwen, se ravisa, rangea le flacon et cracha sur la pierre
* Bah, à l'eau, ça marche aussi bien *
Puis il se mit à polir le bord de sa cuillère, pendant un long moment, en marmonnant de temps en temps le nom qu'il lui avait donné
* Espoir *
Elle commençait à avoir un vrai tranchant maintenant
* Pauvre petite. Elle était donc vraiment effrayée au point de monter se réfugier au sommet d'un arbre ? Et je suis sur qu'elle a le vertige en plus.
Non, décidément, Je ne peux pas reprocher à une ermite de ne pas savoir s'y prendre avec les gens. Elle a besoin de plus d'aide qu'elle ne veut bien s'en rendre compte. Et pas seulement pour affronter tous les quatuors que les contrées vont nous envoyer.
C'est peut-être bien d'elle que j'ai rêvé l'autre jour, finalement. Ce devait être un signe m'avertissant qu'il y aurait un gros boulot à faire pour la ... civiliser. Oui. Je pense que c'est le mot.
Et bien, je crois qu'il va falloir y aller progressivement, et en mettant des gants.
Pour ne pas se faire mordre.
Parce que je crois bien que si je lui dit ça,
elle me tue. *

Le silence était tellement lourd entre grmin et Ellenwen qu'il raisonnait encore des derniers mots qu'elle avait prononcé, avant qu'ils n'arrivent ici :
"- Ce n'est pas vrai ...
"- Vous aviez ma confiance ...
" ... Et voilà.

Le feu était en train de mourir, seules de maigres braises en subsistaient. grmin rangea sa pierre de lune et son *espoir*, soigneusement et précautioneusement, en décomposant tous ses mouvements comme pour chercher une sorte d'inspiration.
Puis il se racla la gorge : il allait rompre le silence et ce qu'il avait à dire allait peut-être décider de leur avenir.
Il prit sa respiration, avala la boule qui s'était formée dans sa gorge et se lança :

"- J'accepte vos excuses."

_________________

Cadeau d'Ellenwen^^
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://lancienmonde.activebb.net
Ellenwen
VIP
VIP
avatar

Féminin Nombre de messages : 1379
Age : 27
Localisation : En train d'attendre que Grmin réponde tiens, andouilles
Date d'inscription : 31/12/2006

MessageSujet: Re: Vers le passage du Roi...   Dim 14 Jan - 17:28

-Ce n'en était pas.

Elle avait retiré le lapin du feu en tentant de ne pas se brûler les doigts. Elle avait sortit une écuelle de bois de son sac et le posa, comme elle pu, dedans. Elle n'avait pas faim. Aussi se contenta-t-elle se sortir un morceau de pain de son sac et de l'avaler avec un fruit. Puis elle se leva, toujours s'en parler. Elle s'enveloppa dans une longue cape de voyage noire puis se dirigea vers le fond de la grotte. Elle s'assit contre la paroi, et se blottit dans la sorte d'angle que formait la pierre à cet endroit. D'un geste elle rabattit la capuche sur son visage et ses yeux puis se recroquevilla encore plus sur elle-même. Elle n'était plus qu'une vague masse noire informe qui se distingua à peine du noir des pierres. Elle resta ainsi, les yeux ouverts à fixer le feu, ruminant ses pensées. Lorsque Finwë vint se rouler en boule à ses pieds elle esquissa un geste et glissa ses doigts dans la fourrure chaude de l'animal comme pour y chercher un soutien.
Elle sentait que le silence devenait pesant mais elle n'avait pas envie de le briser. Pas envie de dire de bêtises, pas envie de faire l'effort de parler. Il avait cru qu'elle s'était excusée quand elle avait tout simplement rétabli la vérité. Elle soupira sans bruit. Elle n'avait plus qu'une envie, se lever et se fondre dans l'obscurité de la forêt. De rependre sa vie d'ermite, de se dissimuler comme avant aux yeux du monde. Elle ne savait pas pour quoi il la prenait mais ce n'était surement pas pour quelque chose de bien. Et elle devait s'avouer que sa présence lui pesait, elle n'était pas habituée à de la compagnie. Et surtout pas habituée à ce genre de réactions qu'elle ne comprenait pas.

_________________



Y a d'la joie, bonjour bonjour les hirondelles y a d'la joie Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
grmin
Maître du jeu
Maître du jeu
avatar

Masculin Nombre de messages : 1671
Age : 110
Localisation : C'est pas vrai. Depuis que tu es Devin, tu ne postes plus
Date d'inscription : 12/06/2006

MessageSujet: Re: Vers le passage du Roi...   Dim 14 Jan - 20:12

* Ainsi, la championne du non dit et du tordage de mot se faisait prendre à ses propres combines. Elle n'a pas compris que dire que j'acceptais ses excuses était ma manière de lui présenter les miennes *
* Les esprits du bien savent pourtant combien il m'en aura coûté ! *
grmin examina les restes du lapin qu'Ellewen avait à peine goûté
* Elle n'a touché à rien alors qu'elle a marché toute la journée. Sans parler de son escalade, mais je doute que ça l'ait fatigué outre mesure.
Elle aurait du être affamée. Mais, bon, je comprends qu'elle n'ait pas voulu toucher à un repas préparé par moi. J'aurai du lui laisser l'occasion de préparer sa propre tambouille, en toute autonomie. Sans lui donner pour autant l'impression que je refusais de partager avec elle.
Bon sang ! Que les femmes sont donc compliquées ! *

Voyant Ellenwen s'établir au coin le plus sombre et le plus profond de la caverne, grmin résolut de ne pas la déranger
* Ma présence, non, mon existence l'importune déjà assez comme ça, je ne vais pas rajouter à son malaise en lui imposant mon souffle rauque et mon odeur d'ours mal lavé. Je vais rester ici. *
grmin s'établit donc au dehors de la grotte, par delà le foyer, comme pour être le plus loin possible d'Ellenwen et matérialiser ainsi la séparation qui s'était désormais établie entre elle et lui
Grignotant soigneusement et consciencieusement une pomme de son paquetage, il reprit le cours de ses pensées.
* Vivement un cours d'eau, que je puisse me débarbouiller. La dernière fois que je me suis lavé, c'est lorsque j'ai fait sa connaissance, au bord du lac Trunt. Je dois commencer commencer à puer le fauve depuis. Je lui en sais gré de ne pas m'en avoir fait la remarque. Mais c'est certainement juste parce qu'elle s'est jurée de ne plus desserrer les lèvres tant que je serai à portée d'oreille. Elle doit se mordre les dents pour résister à l'envie de me renvoyer mon odeur nauséabonde au milieu de la figure. *
* Elle non plus elle ne s'est pas lavée, en fait. Comment elle fait pour rester dans cet état ? Il suffit qu'un souffle de vent fasse voleter sa chevelure pour que l'air embaume d'une fragrance qui m'est familière mais sur laquelle je n'arrive pas à mettre un nom. Bizarrement, ça m'évoque la cuisine plutôt qu'un parfum. Une odeur de dessert, comme une crème, tiède mais fraîche, ferme mais onctueuse, que j'associerai bien à du caramel, des oeufs, du lait ... Du miel ? Non. Ce n'est pas du miel. Mais qu'est-ce donc ? Je suis sur d'en avoir dans mon office. Que je continue à l'accompagner ou que je reste en mon auberge, je me promets de tout mettre sans dessus-dessous jusqu'à ce que je mette la main sur cet arôme. Si, au moins, j'arrivais à me rappeler sous quelle forme ça se présente ... Un liguide noir ? Une poudre sombre ? Une gousse à fendre, à éventrer pour en libérer la puissance ? Je ne vais pas le lui demander quand même ! *
"- Vos cheveux sentent bon comme un dessert fondant et sucré, mais d'où est-ce que vous tenez ce parfum ?
"- Mais, c'est parce que je le vaux bien !


grmin ne put retenir une pensée amusée en imaginant ce dialogue et, contre toute attente, s'endormit avec un sourire aux lèvres
Like a Star @ heavenLike a Star @ heavenLike a Star @ heaven

La nuit s'étant écoulée sans incident notable, grmin fut réveillé très tôt par la rosée et la fraîcheur de la nuit finissante.
Il rangea ses affaires silencieusement et efficacement, ne laissant pour témoigner de son passage que le cercle de pierre qui avait servi à abriter leur foyer. C'est au moment de ramasser son trognon de pomme qu'il lui vint une idée.
Il avait apperçu un pommier la veille mais ne s'en était pas préoccupé outre mesure. A ce qu'il savait, Ellenwen aimait les fruits. Elle en avait une si belle corbeille dans son écrin de verdure, son chez soi qu'elle avait du abandonner si précipitemment ...
Et puis, c'est d'un fruit et d'un quignon de pain qu'elle avait fait son repas de la veille.


grmin grimpa donc à l'arbre, non à la manière d'un écureuil, ni même d'un ours, mais juste parce que c'était la méthode la plus efficace pour attraper les fruits qui étaient trop haut pour être cueillis depuis le sol. Une fois qu'il eut amassé une dizaine de pommes bien rouges, alors que l'aube commençait à peine à se demander si elle allait ou non poindre, grmin s'occupa promptement mais silencieusement à disposer, entre les restes du feu et la grotte, les fruits en tétraèdre : six pommes pour le premier étage, trois autres par dessus, une dernière pour couronner le tout. De quelque côté qu'on regarde le petit édicule, il présentait à la vue une face triangulaire de trois pommes de côté.
Grmin recula de quelques pas afin de contempler son oeuvre

* on dirait un caïrn *
Puis il le retoucha une dernière fois. Il enleva le fruit sommital et, dans le creux au centre des trois pommes du deuxième étage, déposa une de ces fleurs d'aubépine rouge qui parsemaient les abords du chemin.

Tellement banales quand on ne faisait que passer devant mais si délicates et fragiles pour peu qu'on leur accorde l'attention qu'elles méritent.
Il remit enfin la pomme du dessus, de manière à ce qu'on ne puisse pas deviner ce qu'il y avait à l'intérieur et partit sur la pointe des pieds en quête d'un point d'eau où il pourrait enfin se débarbouiller.


Chemin faisant, le jour qui se levait tout doucement éclaira un peu les pensées de grmin
* Bah ! Et pourquoi donc vouloir faire le bonheur des gens malgré eux ? Quelle sotte idée que j'ai eu hier, que de me mettre en tête de la "civiliser". De toutes façons, on ne change pas les gens. Alors autant les prendre comme ils sont. *
Cette pensée le rembrunit tout à coup
* En tout cas, moi, on ne me changera pas. Ours je suis, ours je resterai et malheur à celui ou celle qui prétendrai y changer quelque chose *
Un sourire se dessina cependant sur ses lèvres
* Ou alors, je lui souhaite bien du plaisir *

_________________

Cadeau d'Ellenwen^^
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://lancienmonde.activebb.net
Ellenwen
VIP
VIP
avatar

Féminin Nombre de messages : 1379
Age : 27
Localisation : En train d'attendre que Grmin réponde tiens, andouilles
Date d'inscription : 31/12/2006

MessageSujet: Re: Vers le passage du Roi...   Dim 14 Jan - 21:30

Ellenwen resta un long moment eveillée, cherchant vainement le sommeil. Elle gardait les yeux grands ouverts dans le noir. Ses pensées tournaient et se retournaient dans sa tête formant un magma confus. Elle vit Grmin finir de manger puis s'éloigner. Il se placa le plus loin d'elle possible. Elle sentit une vague tristesse s'emparer d'elle. C'était idiot. Elle le connaissait à peine mais la barrière de non dit et d'incompréhension qui venait de se dresser la peinait. Il était absorbé dans ses pensées. Elle le regarda un long moment puis reporta son regard sur le feu. Elle voyait les flammes mourir petit à petit. Une réponse surtout l'obsédait. Une question trop vague pour qu'elle sache elle-même ce qu'elle voulait dire. Trop vague pour qu'on y apporte une réponse. Trop vague... vague de tristesse... tristesse douceur... douceur d'uyn rêve... rêve d'autre chose.... comme une boucle sans fin.
*Pourquoi ?*
Elle le vit s'endormir. Ou plutôt le supposa. Elle resta éveillée longuement à regarder le ciel. Elle entrevoyait quelques étoiles. Puis elle se laissa glisser doucement le long du mur pour finir allongée contre le sol, toujours repliée sur elle-même. Elle enfouit son visage dans la fourrure de Finwë et laissa ses larmes rouler sur ses joues. Elle ne se souvenait pas d'avoir pleurer depuis la mort de Laed. Et maintenant elle pleurait toutes les tristesses, tous les doutes, tous les remords qu'elle avait pu avoir depuis. Elle pleura sans bruit. Quand elle se calma enfin elle inspira profondément. Son souffle tremblait légèrement. Alors seulement elle commença à sombrer dans le sommeil.
Elle rêva d'un écureuil qui se faisait capturer. Des hommes venus d'ailleurs l'emprisonnaient dans une cage sans se soucier de ses morsures et de ses cris désespérés. Qu'ils ne comprenaient pas, bien évidement. Et leurs énormes mains la jetaient au fond d'un sac. Puis sans aucun rapport elle rêva qu'elle était dans le passage du roi. Derrière la frontière qu'elle percevait comme un fin rideau bleuté elle voyait les visages de ses parents, ensanglantés et défigurés. Laed les rejoignit bien vite tendant ses bras vers sa fille adoptive comme pour la supplier de les rejoindre. Et soudain à sa grande surprise Grmin vint les rejoindre, il la regardait d'un air triste et de léger reproche. Un poignard sortait d'entre ses côtes. Vu la position il devait être planté droit dans son coeur. Ellenwen se sentait mal. Elle tentait de courir pour leur échapper mais ils la suivaient, ombres silencieuses et ténues. Elle voulait crier mais ne le pouvait pas. Leur appel se faisait de plus en plus violent. Alors, à bout de forces, elle franchit la frontière. Elle eut l'impression qu'on lui versait un baquet d'eau froide sur la tête...
Et elle s'éveilla en sursaut.

Lorsqu'elle ouvrit les yeux le soleil matinal inondait la grotte. Elle cligna des paupières, un instant hébétée. Elle mit un temps à se rappeler ou elle était, surtout que, blottie contre son loup elle avait un champ de vision très limité. Puis elle se redressa lentement en s'étirant profondément. Elle bailla et se frotta les yeux. Quand elle les rouvrit elle croisa le regard de Grmin. Calmée et apaisée par sa nuit elle lui sourit légèrement. Puis soupira en refermant les yeux et resta un moment ainsi sans bouger. Elle chercha que faire et que dire pour que la situation s'améliore. Elle soupira. Il serait toujours temps d'aviser après. Pour l'instant elle mourrait de faim. Elle s'étira une dernière fois les yeux fermés puis, tout en ouvrant les yeux, elle se redressa et s'accroupit. Grmin était partit. Alors elle se leva tout à fait. Ce fut à se moment là qu'elle remarqua la pyramide de pommes. L'attention la toucha et un sourire tremblant naquit sur son visage. Il y avait pensé... Elle tendit doucement la main et s'assit la pomme du dessus, sans rien détruire. La pomme était ronde, rouge et semblait sucrée à point. Elle allait mordre dedans quand quelque chose attira son attention. Elle s'accroupit de nouveau et se pencha pour regarder. Et doucement elle saisit la fleur. Elle la garda dans le creu de sa main et la regarda. Elle eut à nouveau envie de pleurer. Et puis elle sourit. D'un grand et large sourire heureux et ému.

_________________



Y a d'la joie, bonjour bonjour les hirondelles y a d'la joie Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
grmin
Maître du jeu
Maître du jeu
avatar

Masculin Nombre de messages : 1671
Age : 110
Localisation : C'est pas vrai. Depuis que tu es Devin, tu ne postes plus
Date d'inscription : 12/06/2006

MessageSujet: Re: Vers le passage du Roi...   Dim 14 Jan - 23:06

grmin trouva enfin un cours d'eau dans lequel il put faire un brin de toilette.
Il chercha longtemps avant de trouver un endroit où il put entreposer ses affaires sans risque qu'elle ne se mouillent ni ne soient à la portée d'un petit êtr espiègle qui voudrait lui faire une mauvaise blague.
Il déshabilla au bord de la rivière et ne prit même pas la peine de tater l'eau

* de toutes façons, elle est forcément glaciale *
mais se mouilla entièrement quand même. Il tressaillit néanmoins lorsqu'il s'immergeau jusqu'au nombril.
Il n'avait prit avec lui que son savon, son blaireau, de quoi se sêcher et sa dague, effilée comme un rasoir.
Une fois lavé, il fit mousser le savon sous le blaireau, se tartina le visage de mousse et entreprit de se raser avec la dague.

* Je crois bien que je devrais me laisser pousser la barbe quand je voyage : c'est quand même plus pratique de se raser à l'eau chaude et puis ma dague a beau être bien effilée, elle ne vaut pas un rasoir quand même. *
D'ailleurs, malgré toutes les précautions qu'il put prendre, il ne tarda pas à se tailler. Deux fois. Sur la joue et sous la gorge.
* Bon, on arrête les frais, ours pour ours, je serai hirsute jusqu'à ce que l'on repasse par l'auberge. *
Puis il se mit à laver son petit linge, prenant garde à ne pas laisser tomber de sang dessus.
* Nom de nom. La prochaîne fois, je me rase en dernier *
Il se sêcha, récupéra ses affaires et suspendit son linge lavé au dos de son sac à la manière d'un étendoir improvisé.
* Bon, maintenant que je suis prêt, il faut bien que je me pose la question que j'ai soigneusement évité ce matin, après les histoires d'hier *
Il sortit une médaille de sa bourse
* Pile, je ne retourne pas en arrière. Face, je continue tout droit. *
Il tira donc à pile ou face en fermant les yeux puis plaqua tout de suite la paume de sa main sur la pièce dès qu'elle fut tombée
* Sur que c'est face ! *
Il retira la main très lentement
* Face ! J'ai gagné ! *
Par acquit de conscience, il regarda l'autre côté de la médaille avant de la ranger : le dessin, quoique différent, était aussi une "face".
* Hé hé, c'est bien pratique ce genre de truc dans des cas comme celui-ci.
Pratique, mais pas très honnête, d'accord.
Mais, bah, de toutes façons, je la gêne. Autant que nous fassions chacun notre chemin tout seul.
Enfin. Si elle me rejoint, je ne la rejetterai pas. Il y a quand même des limites à mon oursitude.
Du moment qu'elle ne me refait pas le coup de l'écureuil ... *


grmin se mit donc en route dans une direction opposée à celle de la grotte où ils avaient passé la nuit
* Où ELLE a passé la nuit ! *
Mais pourtant il progressait à une allure relativement modérée et ne prenait pas de précaution particulière pour effacer ses traces
* Nous sommes quand même très près de la frontière. Trop près à mon goût en fait. La nuit d'hier était une imprudence, nous avons eu de la chance.
Puis.
Je ne voudrais pas que, restée seule, il lui arrive malheur pour cause d'excessive bouderie.*
[color=olive]* ... *

* Ni pour toute autre cause, en fait *
Sa faible allure lui permettait de poser ses collets en toute tranquilité.
La matinée déjà bien installée, tout le petit monde de la forêt était en pleine activité. C'est ainsi que, le beau temps aidant, il ne compta bientôt plus les toiles d'araignées qu'il traversa sans même y faire attention, tendues qu'elles étaient au beau milieu du chemin.

* Et bien voilà mon chemin balisé maintenant.*
Sans compter que des gouttes de sang perlaient encore de temps en temps de son visage

_________________

Cadeau d'Ellenwen^^
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://lancienmonde.activebb.net
Ellenwen
VIP
VIP
avatar

Féminin Nombre de messages : 1379
Age : 27
Localisation : En train d'attendre que Grmin réponde tiens, andouilles
Date d'inscription : 31/12/2006

MessageSujet: Re: Vers le passage du Roi...   Lun 15 Jan - 20:09

Ellenwen se redressa alors lentement tout en gardant la fleur à la main. Elle regarda Finwë qui se leva et vint se frotter doucement contre ses jambes. Elle s'accroupit de nouveau. Il lui lécha doucement le visage. Elle sourit et frotta doucement son nez contre le museau humide et froid de son ami. Puis elle se releva et glissa doucement la fleur dans ses cheveux, juste au dessus de l'oreille. Elle mordit dans sa pomme. Elle était délicieusement sucrée et pleine de jus. Puis, emportée par sa gourmandise autant que par sa faim elle finit par manger le petit tas de pommes. Grmin n'était toujours pas revenu. Elle fronça les sourcils, subitement inquiète. Elle regarda autour d'elle puis pâlit. Il avait emporter toutes ses affaires. Son sac, son manteau... tout. Et il avait même dispersé les cendres du foyer. Il n'avait laissé que ces quelques pommes... et la fleur qu'elle portait dans les cheveux. Elle ne fit pas un geste, ne dit rien. Elle se sentit simplement encore plus triste. Et elle comprit que finalement elle aimait bien l'homme, aussi bizarre, ours et mal-entendant qu'il était. Il lui avait quand même sauvé la vie. Et puis... et puis... et PUIS !
Elle regarda Finwë. Il avait probablement compris bien avant elle. Il la regardait avec des yeux tristes. Ellenwen était toujours figée, sans arriver à bouger. Son regard était fixé dans celui de son loup. Machinalement elle releva une mêche de ses cheveux qui lui tombait devant les yeux. Elle l'enroulait autour de son doigt, la déroula, jouant avec. Puis elle s'accroupit. Son loup vint contre elle et elle le serra dans ses bras. Ils restèrent un long moment ainsi, l'un contre l'autre. Puis la jeune femme se recula légèrement. Elle lu une question dans les yeux gris de son compagnon. Elle haussa les épaules et marmonna, soupirant.


-Je ne sais pas moi ! Que veux-tu que j'en sache... on va devoir continuer. Je ne tiens pas à moisir ici. Après... ben... je suppose qu'il est assez grand pour se débrouiller... Il saura se défendre... enfin j'espère... Mais me regarde pas comme ça ! J'y suis pour rien moi ! Enfin... oui... mais non... Arrête ! Je vais culpabiliser... et puis je peux rien faire maintenant... je vais pas lui courir après... Hep monsieur, attendez moi s'il vous plait, je me nomme boulet et je vais continuer à vous faire suer jusqu'à la fin... Non Finwë... de toute façon je ne suis pas sure qu'il aurait beaucoup apprécié le passage de la frontière. Déjà que j'aime pas ça... lui il palissait rien qu'en y pensant.... Allez viens... va falloir que je me débarbouille et qu'on reparte...


Elle se leva. Très peu motivée. Elle marcha jusqu'au fond de la grotte et ramassa son sac. Elle repassa son arc sur dans le dos, son carquois et le sac par dessus le tout. Puis elle sortit de son abri sans se retourner. Elle regarda Finwë qui s'avança et lui passa devant. Ils marchèrent un instant puis ils arrivèrent à un ruisseau, le même que celui ou Grmin était venu quelques instants plus tôt mais bien en amont. Elle se pencha au dessus de la surface et, prenant de l'autre entre ses deux mains en coupe, elle s'aspergea le visage. L'eau était gelée. Elle s'aspergea une nouvelle fois. Alors qu'elle se penchait au dessus de l'eau, la fleur qu'elle avait dans les cheveux glissa et tomba. Ellenwen vit la petite fleur qui vacilla un instant puis se mit à dériver avec le courant. Elle se pencha pour tenter de la récupérer. Elle se pencha, ne pouvant l'attraper, se pencha encore. Et, malgré l'aide de Finwë qui tenta de la retenir par le bas de sa jupe, elle tomba dans le ruisseau, évidemment. Elle inspira profondément, par reflexe et avala une tonne d'eau gelée. Au moins son rêve aurait été en partie vérifier. L'eau était si froide qu'elle en fut à demi assommée. Elle ressortit le tête de l'eau en toussant et hoquetant. Elle resta un instant totalement hebetée. Puis elle cria :

-Marre ! Marre marre marre de l'eau ! Zut flûte ! Marre ! Puis, un ton plus bas en ronchonnant, je vais me faire ermite dans un désert moi tiens tu vas voir... Je verrais plus d'eau, sauf pour la boire. Et je me vengerais, j'en boirais plein. Niark ! Ca lui apprendra à vivre.

Puis, comme toujours sa colère se mua en tristesse. Elle se releva, dégoulinante et croisa le regard de Finwë. Elle eut un léger sourire. Alors elle prit la fleur qui, à cause des remous, ne s'était pas trop éloignée et sortit comme elle pu de l'eau, en tentant de s'agripper aux herbes de la berge. Quand elle en ressortit, elle soupira. Puis rit doucement. Elle se déshabilla. Elle qui avait prévu de ne pas trop se mouiller... Elle essora ses vêtements puis fouilla dans son sac. La journée promettait d'être chaude. Alors... tant qu'à faire puisque destinée à tomber dans l'eau elle était, autant qu'elle s'habille léger. Elle passa une courte jupe, qui lui tombait aux genoux, des petites sandales de cuir à la place de ses bottines souples, plus adaptées pour la marche. Elle repassa le même haut mouillé après s'être assurée qu'il n'était pas transparent. Puisqu'elle avait les cheveux mouillés qui goutteraient dans son dos, autant ne rien mettre de sec. Ca serait aussitôt trempé. Elle regarda Finwë et rit tout en repassant la fleur dans ses cheveux.

-Allez viens toi... on a encore de la route à faire jusqu'au passage. Et finalement je crois que j'ai hâte d'être de l'autre côté. Au moins je serais peut-être à l'abri de l'eau. Qui a l'air de m'en vouloir. A ce demander ce que je lui ai fait à celle là.

Ils se remirent en route. Pendant un long moment Ellenwen ne dit rien. Elle ne regardait même pas vraiment autour d'elle, elle laissait Finwë la guider. Celui-ci marchai vite. Plusieurs fois il vit que Grmin était passé là avant eux. Mais il n'avait pas l'air de connaitre le chemin le plus court puisque leur deux pistes se coupaient, se recoupaient... Lorsqu'Ellenwen finit par sortir de son silence il se tourna un instant, intrigué.

-N'empêche... je crois que je l'aimais bien...

Puis elle retourna dans ses pensées. Avec un peu de chance ils seraient bientôt rendu. L'aubergiste avait du continuer vers son auberge et faire demi-tour. Ou... Ou... bah après tout... elle s'en moquait non ? Non ?

_________________



Y a d'la joie, bonjour bonjour les hirondelles y a d'la joie Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
grmin
Maître du jeu
Maître du jeu
avatar

Masculin Nombre de messages : 1671
Age : 110
Localisation : C'est pas vrai. Depuis que tu es Devin, tu ne postes plus
Date d'inscription : 12/06/2006

MessageSujet: Re: Vers le passage du Roi...   Lun 15 Jan - 21:28

Plus d'une fois, grmin s'arrêta en chemin, humant la nature, écoutant l'alentour.
Plus d'une fois il s'était surpris à repartir dans la direction d'où il venait, comme s'il voulait retrouver Ellenwen.

* Mais non, elle n'a que faire d'un boulet comme moi, toujour aussi ronchon que grognon, jamais assez subtil pour comprendre ses allusions détournées, ses ellipses et ses silences *
Le moment d'hésitation passé, il repartait alors. Mais jamais par le chemin le plus direct, comme s'il voulait le plus possible retarder le moment inéluctable de choisir irrémédiablement son destin.
* Destin, tu parles. Mais c'est que je l'aimais bien finalement, cette gamine. *
Croisant une fleur d'aum, grmin se souvint qu'il était blessé et en cueillit une feuille sans couper la tige, la froissa pour en extraire les sucs et en tamponna ses entailles. Tout de suite, il se sentit mieux.
* - C'est vrai, finalement, que la douleur rend méchant. Bon, ben, finalement, qu'est-ce que je lui reproche, en fait ?
*- ...
*- ...
*- ...
*- Oui mais non, c'est pas ça, c'est elle qui me reproche.
*- Qui me reproche quoi ?
*- D'être un ours, un ballot, un boulet, que sais-je encore.
*- Tu en es sur ?
*- Oui.
*- Sincèrement ?
*- ...
*- Alors ?
*- Ben ... Non.
*- Alors ? *

A ce moment là, un formidable ululement se fit entendre, vers l'est. Bien qu'affaiblit par la distance il semblait avoir été lancé par une bête colossale
* Finwë ? Je ne les croyais pas dans cette direction. Apparemment ils ne vont pas dans le même sens que moi. Ils ne vont pas rentrer directement dans la frontière quand même ? Ce serait du suicide ! *
Un autre cri lui répondit, dans la même direction.
Puis un autre. Puis tout une meute

* Bon sang, c'est pas Finwë, ce sont les chiens à coeur !
Toutes les nuits ils s'aventurent près des havres du sud. Mais là, nous sommes en plein jour.
Il est vrai que la frontière se délite. Peut-être qu'on les entend alors qu'ils ne l'ont pas encore franchie ?
Il n'empêche. Si Ellenwen reste dans les parages, elle est en danger. *

Cette réflexion suffit à emporter sa décision. Il réajusta son sac sur son épaule et partit comme une bombe (j'ai pas dit comme un boulet) dans la direction d'où il était venu.
Après quelques minutes de course, il se vit dépasser par une tornade grise qui manqua de le mettre à terre.
Au virage d'après, il vit Ellenwen, à terre, sur le dos, Finwë lui lêchant et pourlêchant le visage après s'être visiblement jeté sur elle, rendu fou d'inquiétude par les cris sauvages qu'il avait lui aussi entendu.

Ce spectacle ne laissa pas grmin indifférent. Malgré son essoufflement, il ne put retenir son rire.

"- Excusez-moi ! Je ris, mais je ne devrais pas. Je sais, je devrais avoir honte. Mais je croyez pas pour autant que je moque de vous, ce n'est pas du tout ça et puis ... Oh, y'en a marre !
Disons que si un jour la même chose m'arrive, je vous autorise à rire de moi de la même manière. Ca vous va ?
ramassant une des pommes restantes, qui avaient roulé par terre
Et bien, on peut dire que vous êtes tombée dans les pommes Wink
Encore à demi essoufflé, il reprit
"- Vous avez entendu ces cris ? Vous savez ce que c'était ? Il faut partir d'ici tant qu'il fait jour, s'éloigner le plus loin possible avant que la nuit ne tombe !

_________________

Cadeau d'Ellenwen^^
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://lancienmonde.activebb.net
Ellenwen
VIP
VIP
avatar

Féminin Nombre de messages : 1379
Age : 27
Localisation : En train d'attendre que Grmin réponde tiens, andouilles
Date d'inscription : 31/12/2006

MessageSujet: Re: Vers le passage du Roi...   Mar 16 Jan - 19:48

Ellenwen avait poussé un presque cri de surprise quand un jeune chevreuil avait traversé la route sous son nez. Quand elle était plongée dans ses pensées, évidemment. Au même instant un formidable hurlement se fit entendre, bien plus loin dans la forêt. Ellenwen eut à peine le temps de tourner la tête pour tenter de capter d'ou provenait exactement ces cris qu'une énorme masse grise lui sauta dessus. Elle hurla, de surprise, de peur aussi d'être attaquée et également comme alarme pour Finwë.... qu'elle reconnu à peine son cri achevé. Il lui lécha le figure, semblant vouloir la débarbouiller. Elle crachota et rit aux éclats tout en tentant de parer les coups de langue du mieux qu'elle pouvait. Elle finit, grâce à sa longue habitude à lui tenir la tête levée en coinçant son bras sous la gorge du loup et en lui maintenant la gueule levée. Il se débattit, et finalement réussit à briser la défense de la jeune fille. Celle-ci eut à peine le temps de retirer sa fleur des cheveux, de la tenir soigneusement entre ses doigts et de rouler sur le ventre pour esquiver l'attaque. Elle s'essuyait comme elle pouvait le visage, toujours riant et marmonnant des :

-Beurk beurk beuk ! Finwë ! Pouah !! Nan arrête ! Mais arrête ! Pouah ! J'étais mouillée ! Je vais être couverte de poussière ! Argh !

Elle allait se préparer à nouveau sur le dos, toujours le bras levée pour préserver la fleur de l'écrabouillage quand elle vit une ombre venir sur le sol. Elle sentit une présence et soudain cessa de rire. Elle tourna la tête sur le côté pour vous qui pouvait bien être sur le chemin, si peu fréquenté. Quand elle reconnu Grmin elle ne pu s'empêcher d'éclater de rire à nouveau. A la fois devant sa tête, devant la bizarrerie de la situation qui faisait qu'il la retrouvait, couverte de poussière, assaillie par son loup, allongée sur un sentier et parce qu'elle était heureuse de le retrouver. Elle toussa pour recracher la poussière qu'elle avait avalé et finit su geste. Elle se trouva à nouveau sur le dos, en dehors des pattes de Finwë qui auparavant la maintenait coincée en pesant de tout son poids sur son ventre avec ses deux pattes avant. Elle se releva comme elle pu et se mit à sauter sur place pour se dépoussiérer, toujours riant. Elle salua son ami.

-Je vous donne le droit de rire...
...
...
Je suis heureuse de vous voir.


Elle acheva d'ôter sa poussière, faisant voler ses cheveux. *Lauréliane... parce que je le vaux bien....* Quand elle s'arrêta subitement et regarda Finwë, prise d'un doute affreux.


-Oh ! Je suis sure que tu l'as fait exprès ! Oh !

Elle fit une moue mie figue mi raisin pendant que Finwë la regardait avec un air qu'elle jugea innocent. Trop innocent... Puis elle rit de nouveau. Rire qui se figea avec le deuxième choeur de hurlements.

-On ferait mieux de partir... et vite... très vite....

_________________



Y a d'la joie, bonjour bonjour les hirondelles y a d'la joie Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
grmin
Maître du jeu
Maître du jeu
avatar

Masculin Nombre de messages : 1671
Age : 110
Localisation : C'est pas vrai. Depuis que tu es Devin, tu ne postes plus
Date d'inscription : 12/06/2006

MessageSujet: Re: Vers le passage du Roi...   Mar 16 Jan - 21:35

* Elle est ... heureuse ? Vraiment ?
C'est bizarre, j'avais jamais envisagé le fait qu'elle puisse l'être.
Et heureuse de me voir, en plus ! Totalement incroyable. D'autant plus que moi aussi je suis heureux de la revoir. J'aurais jamais cru autant, en fait. *

"- Bien sûr qu'il l'a fait exprès ! Il a failli me renverser au passage. Il s'inquiétait pour vous.
" - Et ...
grmin venait de remarquer la fleur rouge et avait failli s'exprimer à voix haute.
Il se contenta de rougir

* Embarassed Et moi aussi Embarassed *
Hochant la tête vers la frontière, il se reprit
" - Et vous avez entendu également. Ce sont les chiens à coeur. Ils sont gros deux fois comme un loup et repèrent leur victime au bruit de ses battements de coeur. C'est pour ça qu'on les appelle ainsi.
Depuis que la frontière se délite, ils arrivent à la franchir, la nuit, puis traînent jusqu'aux portes des havres du sud. Heureusement qu'ils ne supportent pas le jour.
C'est tout à fait inhabituel qu'on les entende à cette heure de la journée. Normalement, la frontière devrait faire écran au bruit. Hum... Cela veut dire qu'elle s'affaiblit encore d'avantage. Nous devons nous en éloigner au plus vite, bifurquer vers l'ouest au lieu de continuer vers le sud.
De toutes façons, si on avait continué dans cette direction, on était bon pour passer la nuit dans les marais de skow qu'il faudrait franchir à gué.
C'est sur, l'eau serait peut-être une protection contre les chiens à coeur, et puis Désignant du geste les vêtements d'Ellenwen encore mouillée vous adorez tellement être mouillée ...
Mais je me suis laissé dire qu'ils sont infestés de serpents, gros comme votre bras.
Je parle de l'épaisseur, évidemment.
grmin continua à parler après qu'ils se soient mis en route.
Vous voir ainsi me rappelle l'histoire que m'a rapporté une fois un marchand en mal de confidences. Il revenait des contrées du milieu, c'est certain, même s'il a été très discret sur cette partie de son récit. J'ai su écouter entre les phrases.
Bref. Il m'a parlé d'une peuplade rude et sauvage dont les membres ont quelques coutumes inusitées, dont celle de s'enduire le corps de boue et de poussière séchée.
Des gens fiers et robustes, façonnés par leur territoire, et charmants au demeurant.
Pour ceux qui ont su s'en faire admettre.
Quand aux autres ...
il eu un petit geste évasif
... Ils sont anthropophages.

_________________

Cadeau d'Ellenwen^^
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://lancienmonde.activebb.net
Ellenwen
VIP
VIP
avatar

Féminin Nombre de messages : 1379
Age : 27
Localisation : En train d'attendre que Grmin réponde tiens, andouilles
Date d'inscription : 31/12/2006

MessageSujet: Re: Vers le passage du Roi...   Mer 17 Jan - 16:08

Ellenwen haussa les épaules et fit vaguement la moue. Puis elle sourit et expliqua.

-Il a fait exprès de me faire tomber parce que vous arriviez. Nuance.

Elle le vit rougir violemment sans en comprendre la cause. Pourtant elle n'avait rien dit ni rien fait qui puisse le faire rougir. Elle hésita un instant puis renonça à demander la raison de se rougissement. Mieux valait se taire et ne pas le gêner plus.


-Ah. Je savais leur nom mais je ne pensais pas que cela venait de là. Je croyais qu'ils déchiquetaient leur victime pour leur manger le coeur d'abord. Enfin au fond peu importe. Ce sont de sales bêtes à éviter le plus possible. Enfin même à éviter tout court.
Je ne sais pas où aller mais je suis d'accord avec vous on s'éloigne le plus vite possible et le plus loin. Hum... je ne tiens pas spécialement à traverser les marais. L'eau a une facheuse tendance à vouloir m'attirer à elle en ce moment. Tout à l'heure elle a appelé à elle la fleur pour que je me penche pour la rattraper. Un vrai complot je vous dit. Peut-être même que la fleur en faisait partie... Et puis les serpents... hum... non merci. Je n'aime pas trop ces bêtes. Quoique les énormes araignées soient encore pires à mon gout.


Elle l'écouta parler de l'histoire du marchand. C'était étonnant... très peu d'entre eux s'aventuraient de l'autre côté de la frontière et encore moins en revenait vivant. Mais elle connaissait l'histoire, ayant eu l'occasion de faire une halte avec sa mère adoptive dans ses contrées. Elle avait été terrifiée la première fois et s'était accrochée désespérément aux jupes de Laed, cherchant à se cacher derrière.

-Hum... je connais... mais ils craignaient Laed.


*Moi en revanche beaucoup moins... faut dire que j'étais un moustique à cette époque. Enfin maintenant je suis au moins passée au stade mouche. Mais je doute que ça change grand chose....*

_________________



Y a d'la joie, bonjour bonjour les hirondelles y a d'la joie Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
grmin
Maître du jeu
Maître du jeu
avatar

Masculin Nombre de messages : 1671
Age : 110
Localisation : C'est pas vrai. Depuis que tu es Devin, tu ne postes plus
Date d'inscription : 12/06/2006

MessageSujet: Re: Vers le passage du Roi...   Mer 17 Jan - 21:53

Ils se remirent immédiatement en chemin
* Peut-être même que la fleur en faisait partie *
" - La fleur ? Quelle fleur ?
Ah, ça flower ? J'avais oublié. Ma foi, trois fois rien, une babiole. Elle a traversé ma route et m'a demandé son chemin, je lui ai indiqué qu'il conduisait tout droit jusqu'à vous.
Mais je n'aurai pas imaginé qu'il aille jusque dans vos cheveux, quoique ... Vous le valez bien.
Bien sûr, à vous entendre, c'était un complot. Et je suis complice également parce que la fleur n'est pas venue toute seule, n'est-ce pas ? "
grmin réussit la performance de serrer les dents sans bouger un muscle de sa machoire
* Surtout ne pas s'énerver, c'est du second degré. *
" - Je reconnais bien là vos manières. Vous me faites marcher. Alors nous n'allons pas recommencer à nous facher alors que nous étions si content de ne plus l'être n'est-ce pas ?

Like a Star @ heavenLike a Star @ heavenLike a Star @ heaven


Vous avez l'air étonnée par mon récit. Le fait que quelqu'un d'autre que votre mère adoptive ait traversé la frontière vous trouble, peut-être ?
Sachez que ce n'est pas par hasard si le hameau des havres du sud s'est établit juste au débouché du passage du roi. Malgré les dénégations que vous ne manquerez pas d'entendre si vous essayez d'être un tant soi peu inquisitrice, les échanges à travers ce boyaux ne sont cettes pas intenses mais néanmoins réels. Je ne l'ai jamais emprunté moi même mais j'en ai entendu parler. Et de ses dangers aussi. Je ne suis pas du genre à prendre pour argent comptant tout ce qu'on me raconte. Mais parmi les "informations" qui se recoupent est celle qui dit que bien que tortueux, étroit et dangereux, le chemin est assez bien tracé. Vous l'avez certainement remarqué vous même. Cela témoigne donc d'un passage relativement fréquent.

Mais, permettez moi de douter d'une partie de vos dires, cependant. Je ne veux pas vous accuser de mensonge, loin de là, mais disons que votre jeune âge à l'époque ou Laed vous a emmenée avec elle dans ces contrées aura peut-être été un prisme modifiant la manière dont vous avez perçu la réalité. Je ne vous jette pas la pierre, ce sont des choses qui arrivent, vous savez ? Sans compter l'amour que vous lui portiez, qui a pu vous aveugler, ou l'aspect sauvage de ces farouches guerriers, leurs peintures et taouages, qui vous auront impressionnés.
Le peuple d'Adobe est un des plus courageux qui soit. Je doute fort que votre mère adoptive ne les ai même tout simplement intimidée. A moins qu'elle n'ait été sorcière ? Et encore. Je pense que cela ne lui aurait valu que du respect.

Chemin faisant, ils approchaient des havres du sud.
"- Notre dernière étape dans le monde de la civilisation. Réfléchissez bien si vous avez besoin de quelque chose pour traverser la frontière et j'accepterai avec plaisir et intérêt toute recommandation d'équipement que vous pourrez me faire. Si toutefois vous acceptez de partager votre expérience, bien sûr.

_________________

Cadeau d'Ellenwen^^


Dernière édition par le Mer 17 Jan - 23:20, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://lancienmonde.activebb.net
Ellenwen
VIP
VIP
avatar

Féminin Nombre de messages : 1379
Age : 27
Localisation : En train d'attendre que Grmin réponde tiens, andouilles
Date d'inscription : 31/12/2006

MessageSujet: Re: Vers le passage du Roi...   Mer 17 Jan - 23:06

Ellenwen devint du même rouge que la fleur qu'elle portait dans les cheveux. Elle n'avait jamais voulu dire ça. Ni incriminer Grmin. Elle se mordilla les lèvres, triste d'avoir à nouveau gaffer sans en avoir conscience. Elle haussa doucement les épaules.

-Je... je ne voulais pas dire ça. Enfin si mais... je ne pensais pas que vous le prendriez mal. Je faisais une remarque amusée, j'ai tendance à attirer l'eau. Et puis si vous considérez les choses autrement je tiens suffisamment cette fleur pour tomber à l'eau en voulant la récupérer...

Elle soupira doucement en entendant la deuxième partie de la discussion. Pourquoi étaient-ils heureux de se voir si c'était pour interprêter et déformer les paroles de l'autre. Encore qu'elle était loin d'être la pire des deux dans ce domaine. A moins que lui aussi use du second degré en parlant...


-Non absolument pas. Je ne vois pas pourquoi Laed aurait été la seule à traverser la frontière et je savais que d'autres le faisaient. Mais j'avais toujours cru qu'ils étaient relativement peu nombreux et que si le sentier était aussi bien entretenu c'était parce que cela faisaient de nombreux voyages. Et je sais aussi que certains marchands ne sont jamais revenus de leur voyage. J'étais juste étonnée que les marchands en parlent comme cela, dans une auberge. Enfin... n'allez pas vous imaginer que je critique votre auberge ou que je vous critique vous. Je n'imaginais pas qu'ils en parlent devant d'autres personnes que celles qui traversent la frontière. Or... vous semblez ne jamais l'avoir traversé... ^^

Je vous permet de douter de mes dires. Néanmoins ils sont réels bien que le mot craindre était peut-être un peu... comment dire... exagéré. Il se trouve juste qu'ils laissaient aller Laed en paix. Et ils pouvaient mettre se montrer cordiaux. De temps en temps. Et je ne pense pas que mon "jeune" âge ai déformé mes impressions. Je n'étais plus une enfant lors de mon dernier passage. Du moins pas vraiment. Tout est relatif. Mais je vous avoue que lors de mon tout premier passage j'avais été terrifiée par ce peuple. Ils me paraissaient immenses et inquiétants. Lorsque j'ai vu un groupe du peuple d'Abode, je me suis cachée dans les jupes de ma mère. Jusqu'à ce qu'ils me voient et qu'ils m'inspectent de la tête aux pieds. Je les ai fait beaucoup rire.

Elle haussa un sourcil. Le monde de la civilisation. Hum... devait-elle lui rappeler qu'elle détestait ce genre de ville qu'elle fuyait le plus possible ? Devait-elle lui rappeler que pour elle la civilisation se résumait à une grotte derrière une cascade ? Elle sourit à ces pensées et ne fit aucun réflexion tout en pensant néanmoins que s'il appelait ça civilisation il devait fortement douté qu'elle fût civilisée. Elle lui répondit donc avec un sourire.

-Ma foi... je ne vois pas de quoi j'ai besoin à part de courage. Et pour mon expérience je vous avoue qu'elle n'est pas bien grande et que je vous conseillerais volontiers si je savais quoi vous conseilliez. Je suis aussi terrifiée que vous à l'idée de traverser la frontière. Surtout depuis que ma mère est morte.

_________________



Y a d'la joie, bonjour bonjour les hirondelles y a d'la joie Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
grmin
Maître du jeu
Maître du jeu
avatar

Masculin Nombre de messages : 1671
Age : 110
Localisation : C'est pas vrai. Depuis que tu es Devin, tu ne postes plus
Date d'inscription : 12/06/2006

MessageSujet: Re: Vers le passage du Roi...   Jeu 18 Jan - 0:05

Allons, Ellenwen.
Si vous me faites de temps en temps le coup du "oui mais non", vous devez aussi accepter que j'emploie des fois des images qui vont un peu plus loin que ma véritable pensée n'est-ce pas ?
Considérez que c'est par cette pirouette que je me suis sorti d'une situation qui menaçait de m'emb(a)rasser. Je ne voyais pas plus loin qu'une simple fleurette quand je l'ai cueillie et c'est bien trop d'honneur que vous me faites en lui attribuant cette place d'honneur à la tribune de votre chevelure. Franchement, je doute fort qu'elle ait valu que vous vous mettiez à l'eau pour elle.

Vous avez à la fois tort et raison à propos de la population qui traverse la frontière. Il y a, certes, quelques habitués. Mais en général ceux-là évitent de se faire connaître. Laed en faisait partie si j'ai bien compris. Cependant, il y a aussi de nombreux aventuriers. Que ce soit dans un sens où dans l'autre. En effet, il n'y a pas que des gens de terre d'ouest qui vont dans les contrées du milieu, mais aussi des personnes qui font le trajet inverse. Et malgré ce qu'on veut nous en faire croire, avec ces rumeurs d'anciennes guerres entre nos deux contrées qui auraient nécessité l'érection de la frontière pour préserver la paix, nos deux peuples sont moins dissemblables qu'on ne le pense.
Ces aventuriers, en général ne font le voyage qu'une fois. Et de temps en temps, certains arrivent au bout. Ils sont alors très heureux de pouvoir se jeter un godet derrière le gosier en espérant qu'il les aide à oublier les horreurs qu'ils viennent de subir en traversant le passage du roi. Certains délient alors leur langue plus qu'ils ne l'auraient voulu, d'autres arrivent à garder d'avantage la maîtrise d'eux mêmes. Mais comme ils convergent tous dans mon établissement, le nombre aidant j'arrive à me faire une idée de ce qui nous attend. Je l'espère assez précise parce que, si j'ai bien compris, c'est la première fois que vous y retournez sans Laed. Et c'est elle qui se chargeait de toute l'intendance du voyage, je suppose. En tout cas, de ce qui n'était pas trivial tel que les armes, l'eau ou la nourriture.

Et je vous dois des excuse par rapport à Laed, justement. J'ai douté tout d'abord parce que je trouvais ça proprement incroyable, mais d'après ce que vous m'en dites, le peuple d'Adobe la tenait en haute estime. Je ne sais pas pourquoi et peut-être l'ignorez vous vous-même. Tout bien réfléchi, avec ce que vous m'en ai dit, je crois que la seule chose dont ils pourraient avoir peur soit une inquisitrice. Tout ce que je peux dire d'autre c'est que, si nous devons traverser leur territoire, ne vous attendez pas à bénéficier spontanément du crédit de prestige qu'elle avait auprès d'eux. Vous devrez faire vos preuves, s'ils vous en laissent le temps. Ce n'est qu'ensuite qu'ils décideront du statut qu'ils voudront bien vous accorder.

Ce disant, il étaient arrivés au havre du sud

_________________

Cadeau d'Ellenwen^^
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://lancienmonde.activebb.net
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Vers le passage du Roi...   

Revenir en haut Aller en bas
 
Vers le passage du Roi...
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 7 sur 7Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7
 Sujets similaires
-
» passage HDV 9
» Maxer ses remparts avant passage vers HDV9 ?
» APRES LE PASSAGE D'ANDRE APAID
» Quand haiti pourra-t-elle exporter vers RD?
» Enfin.... : Passage en Free to Play « imminent » en Europe

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'Ancien Monde, forum RPG sur l'Epée de Vérité :: RPG L'Epée de Vérité :: Les chemins-
Sauter vers: